Médecine

Se soigner par la médecine ayurvédiqueAYURVEDA

QU’EST CE QUE L’AYURVEDA ?

AYURVEDA est le nom sanskrit composé de deux termes : VEDA, « science » ou « connaissance », et AYUR, désignant la vie. L’Ayurveda est la connaissance de la vie.

L’Ayurveda est issue des VEDAS, textes à l’origine de la pensée et des religions indiennes. Elle s’est développée avec le Yoga pour former avec lui la branche pratique des VEDAS. En raison de son ancienneté, et de ses ramifications nombreuses, elle a été appelée, « mère de tous les systèmes de guérison ». Elle est le système original dont les systèmes de guérison modernes sont de proches ou lointains héritages, ce suivant les pays et les traditions qui ont perduré à travers les âges.

L’Ayurveda comprend huit branches :

1. KAYA CHIKITSA : la médecine interne
2. SHALAKYA TANTRA : les maladies de la tête et du cou
3. SHALYA : la chirurgie
4. AGADATANTRA : les empoisonnements
5. KAUMARA BHRITYA : la pédiatrie
6. RASAYANA : le rajeunissement
7. VAJIKARANA : les aphrodisiaques
8. BHUTAVIDYA : la psychologie

L’Ayurveda envisage la guérison à travers une prise en compte globale de la personne. Elle repose sur l’intégration des différents plans : physique, mental, émotionnel, le spirituel, et ne considère jamais le corps comme séparé de l’esprit. L’Ayurveda prend en compte les aspects grossiers comme les aspects subtils dans la guérison.

Selon l’un des principaux textes, la CHARAKA SAMHITA :
L’Ayurveda est la science qui désigne les conditions de vie appropriées, non appropriées, joyeuses ou tristes, ce qui est propice ou défavorable à la longévité ainsi que les critères de la vie même.
CHARAKA SAMHITA I, 41

Qu’est-ce que cela signifie ? Comment en est-on arrivé à cette définition de ce que signifie connaître la vie ?

LES ORIGINES DE L’AYURVEDA

Il s’agit vraisemblablement du système de guérison le plus ancien du monde, possédant des racines qui remontent à plus de 5000 ans av JC. Apparue dans l’un des berceaux de l’humanité, sur les rives du Gange, l’Ayurveda est depuis des millénaires, la médecine traditionnelle de l’Inde. Il est dit que l’Ayurveda a été transmise par les RISHIS, sages vivant dans l’Himalaya. Ces sages étaient à l’origine sept et formaient la constellation de la Grande Ourse. Un de ces sept sages, Bharadvaja, aurait transmis cette science des royaumes des Dieux.

LES TROIS FORCES COSMIQUES

Il existe trois forces cosmiques fondamentales :
- celle du vent, PRANA : énergie d’impulsion
- celle du soleil, AGNI : énergie de transformation
- celle de la lune, SOMA : énergie de cohésion
L’équilibre et le contrôle des trois grandes forces cosmiques procurent la santé. Ils sont à la base de tout processus de vie.

LES DOSHAS

Nous retrouvons ces forces dans le corps sous la forme des trois humeurs biologiques, les DOSHAS : VATA, PITTA, KAPHA, correspondant aux éléments air, feu et eau.

VATA
VATA signifie : ce qui fait bouger les choses. Il est responsable dans le corps de tout ce qui concerne le mouvement : il gouverne l’équilibre, les sens, la compréhension, l’adaptabilité.

PITTA
PITTA signifie : ce qui digère les choses. Il est responsable de tout processus de transformation (digestion) chimique dans le corps. Il gouverne également notre digestion mentale : notre perception.

KAPHA
Il signifie « ce qui relie les choses entre elles ». KAPHA est la substance du corps (SOMA).

Il est dit que:
Vata Pitta et Kapha, ce groupe de trois doshas dans leur état naturel ou dans leur état de déséquilibre, donnent vie au corps et le détruisent également.
Chaque DOSHA a des qualités qui lui sont propres : il augmente par des attributs similaires et est diminué par ceux qui lui sont opposés. De la même manière que le soleil adoucit de ses rayons une froide journée d’hiver, que la pluie fait reverdir la végétation après des journées de sécheresse. Qu’un bon bain chaud apporte au corps la détente.

LES CINQ ELEMENTS

Chaque DOSHA est un composé des cinq éléments. Les humeurs, et l’ensemble des constituants du corps n’ont pu se manifester qu’à travers la matière. Chaque être ou existence est régie par les mêmes principes que ceux qui régissent l’univers. Ces phénomènes sont corrélés les uns aux autres à travers « les cinq éléments » (ou les cinq principaux états de la matière). Ce sont :
- LA TERRE : l’état solide de la matière, dont les attributs sont la solidité, stabilité, fixité, rigidité, voire la rugosité.
- L’EAU : l’état liquide de la matière, dont les attributs sont ceux de la fluidité.
- LE FEU : le pouvoir de conversion de la matière solide en liquide, ses attributs sont ceux de la transformation.
- L’AIR : l’état gazeux, dont les attributs sont la mobilité, le dynamisme.
- L’ETHER ou ESPACE (Tibet) : le champ dans lequel les choses sont manifestées et auquel elles retournent. L’éther est l’élément qui permet aux choses de se produire, de se manifester.

Grâce aux attributs de la matière, nous serons en mesure de comprendre ce qui équilibre ou déséquilibre les DOSHAS :
- VATA étant principalement composé d’air et d’éther
- PITTA de feu ( secondairement d’eau)
- KAPHA, d’eau et de terre.

HISTOIRE ET EVOLUTION

Les textes védiques nous décrivent un âge d’or où les êtres puisaient directement leur force, leur santé, dans celles de la nature. La maladie n’existait donc pas ou peu. A cette époque, on ne distingue pas l’Ayurveda de la guérison sur le plan psychique ou spirituel. Cette situation changea, lorsque les populations vivant au pied de l’Himalaya commencèrent à souffrir de différentes maladies dues à une mauvaise alimentation, et à l’altération de la qualité de l’air et de l’eau. On décida de réunir scientifiques et médecins provenant de différents pays afin de s’enquérir auprès des divinités de cette connaissance de la vie. Alors commence le développement de l’Ayurveda.
Les trois grands sages désignés étaient ATREYA, KASHYAPA ET DHAVANTARI. Chacun développa sa propre partie :
- Atreya se concentra principalement sur la médecine interne
- Kashyapa appris la gynécologie, la pédiatrie
- Danvantari la chirurgie

Au second millénaire avant JC, un peuple nomade, les ARYENS, peuplent le Nord de l’Inde, et les plaines du Gange. Par les affinités linguistiques, on sait qu’ils appartenaient à un vaste groupe de peuples comprenant les Perses, les Grecs, les Latins, les Germaniques, les Celtes.
Leur civilisation nous est connue en raison de l’abondante littérature sanskrite, et notamment par leurs livres sacrés, les VEDAS. LES VEDAS furent composés entre 1500 et 600 av JC après s’être transmis de génération en génération. L’Ayurveda elle est l’aspect médical de cette science védique. La pensée védique conçoit un ordre normal de la nature manifesté par la régularité du cours des astres et la succession des saisons. Cette philosophie primitive va se modifier au cours des siècles, et donner naissance aux différents courants philosophiques qui existent aujourd’hui en Inde .L’une de ses formes est le Brahmanisme, directement issus de la méditation des RISHIS, sages vivants dans l’Himalaya.

Au premier millénaire avant Jésus-Christ, tandis que la civilisation Indo gangétique se développe et étend son influence, l’Ayurveda se spécialise avec des textes comme la CHAKARA SAMHITA et le SUSHUTA SAMHITA.. Puis, l’Ayurveda s’incorpore aux cultures jaïniste et bouddhiste : Nagarjuna, considéré comme la figure la plus importante dans le Boudhisme Mahayana, nommé Bouddha de médecine, Sangye Mela, était médecin ayurvédique. Son approche est renouvelée par Vagbhatta, dans ASTHANGA HRIDAYA vers 500 av JC.

Vers 200 av JC, la science védique donne lieu à la rédaction de deux textes importants dans le développement philosophique de l’Ayurveda : le SANKHYA KARIKA. Le SANKHYA est une énumération décrivant les principes qui forment et régissent l’Univers.
Au cours des siècles suivants furent rédigés les principaux textes et fixés les huit branches de cette médecine. L’Ayurveda se développe en relation avec les différentes religions indiennes (Hindouisme, Bhramanisme, Shivaïsme….) Avec la diffusion du Bouddhisme, l’Ayurveda va toucher aux confins de l’Asie, de l’Afghanistan à la Chine antique : certains principes de l’acupuncture chinoise sont directement issus de l’Ayurveda. De même, la médecine tibétaine, partage avec l’Ayurveda la plupart des remèdes fabriqués à partir de plantes poussant dans l’Himalaya, connues depuis des millénaires pour leur puissant effet curatif.
Ce dont on se souvient moins, ce sont des relations qui existent entre la culture gréco-latine, notre médecine occidentale et l’Ayurveda. La médecine grecque antique, décrivant le corps et les tempéraments à travers les humeurs bileuse, flegmatique ou sanguine, puisa à cette même source. Elle atteignit sans doute la Méditerranée par la Perse et trouva des ramifications jusqu’en Afrique du Nord, en Egypte, notamment, où l’on utilisait déjà les parfums et les huiles, ancêtre de l’aromathérapie, pour la beauté comme la santé du corps et de l’esprit.

 

LA SANTE SELON L’AYURVEDA

Les textes ont donné de la santé la définition suivante
SAMA DOSHAHA, SAMA AGNI SAMA DHATU MALA KRYAHA PRASANA INDRYA ATMA SWASTA ITI ABIDIR

Ou : Le maintien de l’état optimal de l’ensemble des tissus du corps, de la digestion, des humeurs, des déchets, donne au corps la santé et la joie du corps et de l’esprit.

Le rôle de l’Ayurveda est de nous guider dans cette démarche. Comment ?

PRAKRITI

La science des humeurs s’appelle le TRIDOSHA. Les humeurs sont les forces principales et les substances subtiles à l’origine de toutes les fonctions physiologiques et psychologiques. Elles produisent le corps et sont également les facteurs causatifs de la maladie.

DUSH : corrompre
DOSHA : ce qui obscurcit, ce qui abîme, le crépuscule
A cette valeur négative est associée une valeur positive : lorsqu’elles sont équilibrées, les humeurs contribuent à soutenir les tissus et les fonctions organiques.

La santé repose sur la connaissance de notre constitution, PRAKRITI. PRAKRITI est déterminée par la présence des DOSHAS VATA, PITTA, KAPHA. Notre santé est liée à leur équilibre car il maintient la cohésion du corps.
Cet équilibre propre à chacun prend acte au moment de la conception. Il est immuable. Il peut cependant être altéré par un certain nombre de facteurs extérieurs. Afin de protéger le corps, les DOSHAS augmentent. Il y alors déséquilibre (VRIKRUTI) et l’on entre dans le processus de maladie.
En Ayurveda, on va rechercher la cause profonde de ce déséquilibre afin de pouvoir ramener la personne à son équilibre de base, PRAKRITI. Pour cette raison, il n’existe aucun traitement standard des maladies.

LES THERAPIES AYURVEDIQUES

Les voies de traitement en Ayurveda son non agressives, progressives, profondes. Elles comprennent la purification du corps, sa tonification, et la réjuvénation des tissus. Cette science particulière est appelée RASAYANA. Elle intervient comme étape finale de la thérapie dite de PANCHA KARMA, (Pancha Karma signifiant littéralement « cinq actes ». La durée et les traitements du PANCHA KARMA sont prescrits en fonction de la condition et de la constitution du patient.

On retrouve en Ayurveda l’ensemble des voies te traitement utilisées dans les médecines traditionnelles, parmi lesquelles :
- l’alimentation, ou l’utilisation correcte des aliments et des épices, par la connaissance de leurs propriétés, de l’action de leur saveur, la façon de les associer ou de les dissocier, en fonction des saisons, de l’âge, de notre constitution, de notre condition momentanée
- la phytothérapie : l’utilisation des herbes et des plantes sous différentes formes (poudres, décoction, tablettes…) grâce à une connaissance millénaire de leur puissance curative
- le massage
- l’aromathérapie, ou l’utilisation des huiles et des parfums
- le recours à l’ensemble des techniques du Yoga: postures, respiration, relaxation, méditation
- l’utilisation des couleurs
- l’utilisation des gemmes
- l’utilisation des sons, MANTRAS

L’AYURVEDA A TRAVERS LE MONDE

Aujourd’hui, riche de plusieurs millénaires de tradition et d’existence, l’Ayurveda est à une autre étape de son développement. Elle s’étend au monde occidental où elle traite de plus en plus de maladies modernes,. L’Ayurveda a à la fois assimilé et régénéré, au cours de son histoire, la quintessence des médecines traditionnelles, et modernes. Elle trouve aujourd’hui sa place dans les unités hospitalières en Inde, aux Etats-Unis, ce dans de plus en plus de pays du monde.
Elle est reconnue par l’OMS en tant que :
« médecine traditionnelle incluant différentes pratiques, approches, connaissances et croyances en matière de santé, utilisant des médicaments à base de plantes, d'animaux et/ou de minéraux, des thérapies spirituelles, des exercices et techniques manuelles, appliqués seuls ou en combinaison, dans le but de maintenir le bien-être ainsi que de traiter, diagnostiquer ou prévenir la maladie ».
Elle propose une alternative aux traitements lourds de l’allopathie, offre une perspective nouvelle aux patients atteints de maladies dites incurables, d’affections chroniques invalidantes, de dégénérescence, de déficience immunitaire. De même qu’en prévention des affections bénignes.
De part le monde, depuis un peu plus de vingt ans, des médecins ayurvédiques dispensent ce savoir. Ils sont de plus en plus nombreux à le faire et le nombre de pays demandeurs s’est accru : des Etats Unis à l’Amérique latine, Europe, Japon. En Inde, il existe depuis des générations des institutions où les médecins se forment à cette science dans le cadre de leurs études. Leur formation est validée par un diplôme : B.A.M.S.
Il n’existe pas encore d’équivalent en Occident. Cependant, aux Etats-Unis et en Europe, des écoles se forment. Certaines possèdent maintenant une homologation avec des universités indiennes ou américaines.

AYURVEDA EN FRANCE

En France, l’Ayurveda a été introduite avec la pratique du Yoga qui s’est popularisé au début des années quatre-vingt. L’Ayurveda est connue du grand public à travers le massage ayurvédique. Dans l’esprit de la plupart des gens, l’Ayurveda est avant tout lié au bien être, et ne rend pas compte du champ d’application de cette science. Il n’existe pas encore de reconnaissance officielle de l’Ayurveda en France. Il existe une école proposant une formation reconnue par l’OMS, ainsi que par des universités aux Etats-Unis et en Inde.

L’Ayurveda se développe aujourd’hui, en plein fleurissement des médecines dites alternatives. La recherche d’une réponse différente, naturelle aux maux du quotidien, s’accompagne d’une recherche accrue de bien être. Ceci est une première étape, qui n’est pas sans poser problème, car l’image véhiculée n’est pas toujours fidèle aux fondements mêmes de l’Ayurveda.

Nelly Anandi Saby

 

Massages, plantes, médications, voici ses secrets contre certains maux du quotidiens.

Acidité gastrique : 2 cuillères à café de cumin et de sucre !   Jambes lourdes : enveloppements et massages   Ballonnements : cataplasmes d'argile !   De l'ail contre l'excès de cholestérol   Coup de froid : gingembre et massage à la moutarde 

        Acidité gastrique                     Jambes lourdes                           Ballonnements                          Cholestérol                             Coup de froid

Ayurvéda : des cataplasmes anti rhumatismes   Perdre du poids avec la médecine ayurvédique   Contre les insomnies : des massages de la tête   Massage ayurvédique contre les coups de fatigue   Ayurvéda : où trouver un thérapeute fiable ?

        Rhumatismes                            Perdre du poids                          Insomnies                                      Fatigue                             Thérapeute fiable

Ayurvéda : où acheter des médicaments ?   Ayurvéda : Quelle efficacité prouvée ?   Massages : quelles vertus thérapeutiques ?   Gingembre et curcuma, stars de l'ayurvéda

Où acheter les médicaments?   Quelle efficacité prouvée?    Massages: quelles vertus?     Gingembre et curcumaHA

 

(Source: Inde en ligne .com)

 

Se soigner par la médecine Siddha

Siddha

Médecine douce – Siddha

Le système Siddha est la plus ancienne des médecine et date d’environ 10.000 ans en Inde, très complet, pratiqué depuis des générations en Inde même à l’époque des Dravidiens qui étaient la race la plus ancienne historique de l’Inde du sud. Il est reconnu légalement  par le Gouvernement  en Inde. Il a été développée par les 18 Siddhars  qui  ont atteint la connaissance suprême en phytothérapie et éclairée spirituellement aussi bien. En bref, Siddha Medecine signifie «médecine qui est éternellement parfait». Parmi ces 18 Siddhars, Agasthiyar est considéré comme le père du  Siddha Médecine. Agasthiyar occupait la même position que celle d’Hippocrate, médecin grec. La littérature de la médecine Siddha est disponible en tamoul classique.

Ce système est vaste et unique qui définit la santé comme un parfait état physique, psychologique, social et bien-être spirituel de l’individu, la manière juste de vivre, de rajeunissement, et son objectif principal : la réalisation de la Perfection, d’arrêter le cycle des renaissances, de faire du corps fort comme une pierre, sans être affectés par des maladies, de vieillesse ou même la mort. Ainsi, le système Kayakalpa a été formé. Mais la médecine Siddha est le seul système qui confère l’immortalité.

Le concept de base des Siddhars, «la nourriture est la médecine et la médecine de la nourriture” exprime très justement l’approche holistique adoptée par les systèmes indiens de médecine. Selon la médecine Siddha, il ya sept éléments à savoir. Saram (plasma), cheneer (sang), ooun (muscle), kozhuppu (graisse), elumbu (os), moolai (nerf) et inthiriyam (sperme) qui sont responsables des fonctions physiques, physiologiques et psychologiques de l’organisme humain. Ces sept éléments sont activés par trois composantes ou humeurs viz. vatha (air), pitha (feu ou de la chaleur ou de l’énergie) et Kapha (eau).

Quand l’équilibre de ces trois humeurs est perturbé dans notre corps, par l’alimentation, l’activité physique, les facteurs environnementaux et le stress  divers troubles ou maladies sont causées.

Utilisez des métaux et des minéraux est prédominante dans la médecine Siddha par rapport à d’autres systèmes indiens de médecine (ISM). lecture du pouls, l’examen du corps par le toucher, la voix, la couleur, les yeux, la langue, l’urine et les selles sont les principaux diagnostics de base à l’identification des maladies et de troubles. Médecine Siddha pratique également Varma (points vitaux). Médecine Siddha charge le patient »de faire certaines choses» et «ne pas faire certaines choses», au cours de la médication. Le traitement de la médecine Siddha vise à maintenir les trois humeurs à l’état d’équilibre dans le corps ce qui maintient les sept éléments en état normal d’avoir un corps et un esprit sains.

Siddha est unique à bien des égards, ce qui peut guérir de nombreuses maladies terribles  et soulager  de la maladie douloureuse, de plus en plus de médecins Siddha sont nécessaires.

La médecine Siddha gagne en popularité tant dans le pays qu’à l’étranger en raison de sa plus large acceptation comme un système alternatif de la médecine et en raison des effets secondaires moindres par rapport à la médecine moderne.  (Source neobienetre.fr)

Se soigner par la médecine Unani


Les principes de la médecine unani ont été élaborés au VIIème siècle par les meilleurs savants arabes et persans. Fondée sur l’observation des déséquilibres entre la chaleur et l’humidité des organes, cette médecine puise tous ses remèdes dans les plantes médicinales. Les portes de ce trésor thérapeutique s’ouvrent aujourd’hui.

Cette médecine nous vient de loin. Elle est plusieurs fois millénaire. Les Sumériens de Mésopotamie et les anciens égyptiens transmettaient ce savoir médical de génération en génération aux prêtres et aux seuls initiés. Hippocrate et Pythagore en jetèrent les bases et en consignèrent les principes. Au VIIème siècle, les savants arabes et persans comme El Razi et Ibn Sina (Avicenne) l’améliorent et la développent. Ils la baptisent médecine unani (de ionique qui veut dire grec en arabe). Leurs travaux, consignés dans des œuvres complètes comme « Le Canon de la médecine », ont permis de grandes avancées dans les domaines des maladies mentales, de la chirurgie et de l’obstétrique. Les Arabes vont successivement introduire leur médecine en Espagne – plusieurs écoles de médecine furent créées à cette fin, notamment celle de Montpellier – puis en Asie. En particulier en Inde, où la médecine unani a eu une influence prépondérante sur l’ayurvéda. Aujourd’hui, de nombreux instituts, hôpitaux et dispensaires dédiés à la pratique de cette médecine voient le jour en extrême Orient, en Asie centrale, mais aussi en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Selon la médecine unani, la maladie est la réponse de l’organisme à un déséquilibre entre la chaleur et l’humidité de certains de ses organes. La thérapie prescrite doit rétablir cette harmonie. Ainsi, si la maladie est causée par une température inférieure à la normale pour le bon fonctionnement d'un organe ou d'un ensemble d'organes, les aliments et médicaments prescrits doivent fournir assez de chaleur pour rétablir la température idéale pour le patient. Les médicaments doivent être exclusivement de source naturelle, afin d’éliminer les effets secondaires. Et privilégier les remèdes végétaux aux remèdes d’origine minérale ou animale. Une fois l’équilibre restauré, la cause de l’affection disparaît et le processus de rétablissement du malade s'enclenche et progresse pour aboutir, dans la plupart des cas, à une guérison complète. Dans le respect de ces principes, le thérapeute unani élabore des remèdes qui s’attaquent avec précision aux causes des malaises visés pour en supprimer les effets. Il ne s’agit nullement de remèdes à usage générique, mais bien de produits ciblés dont seule la posologie permet le passage d’une approche curative à une approche préventive. Et dont la finalité est de « rechercher l’équilibre des grands systèmes pour résoudre des problèmes particuliers ».

Sphère gastro-intestinale

Dans le cas d’inflammations intestinales et de diverticules, la médecine unani préconise de nourrir et de tonifier les muqueuses de l’intestin et de l’estomac. Pour y parvenir, le thérapeute utilise un complexe de plantes qui permet de lutter contre les flatulences et les ballonnements et de cibler avec précision la formation de gaz dans les intestins en limitant à la source les fermentations. Cette préparation contient :

  • de la coriandre : réduit l’aérophagie, les flatulences, les digestions pénibles et les spasmes,
  • de l’impératoire ostruthium : stomachique, antispasmodique, facilite l’expulsion des gaz,
  • de la sophora flavescens : anti-diarrhéique, réduit les maux d’estomac,
  • de la petite centaurée : favorise la digestion au niveau de l’estomac et accélère l’assimilation des aliments en augmentant la sécrétion des sucs gastriques, la bile en particulier,
  • du carthame : anti-inflammatoire, anti-bactérien, soulage les douleurs abdominales,
  • de la cardamome : favorise l’expulsion des gaz et soulage les douleurs de l’estomac,
  • de l’althéa : antifongique, anti-bactérien et anti-ulcères.

À ces plantes, il ajoute des substances naturelles spécifiques qui contribuent à faciliter et à contrôler l’assimilation de la préparation et à échelonner son action dans le temps. C’est la mise en œuvre qui confère à la préparation son efficacité en augmentant considérablement l’action bénéfique des plantes.

Système cardio-vasculaire

Pour réguler la tension artérielle et le système circulatoire, il faut, selon la médecine unani nourrir le muscle cardiaque pour le fortifier, améliorer la résilience des artères, la circulation cervico-cérébrale et réduire le taux de cholestérol. Pour y parvenir le thérapeute unani utilise la synergie de six plantes qui vont agir chacune de manière très ciblée : 

  • de la lavande : antispasmodique et hypotenseur,
  • du cerisier commun : diurétique,
  • du coqueret alkékenge : favorise la circulation du sang,
  • de l’angélique : tonique, stimulante,
  • du boldo : favorise l’évacuation de la bile et permet au système hépatique de mieux fonctionner et de jouer correctement son rôle de filtre du système sanguin,
  • du buchu : stimulant.

Organes vitaux et émonctoires

En nettoyant les organes vitaux et les émonctoires (foie, rate, pancréas, vésicule biliaire, reins), on optimise leur fonctionnement et on leur permet de travailler dans de bonnes conditions de température et d'humidité en évitant le sur-régime. Pour dynamiser les organes filtres, augmenter la diurèse, dissoudre et éliminer les calculs, la médecine unani préconise un phyto-complexe :

  • de paliure australe : astringente, diurétique,
  • d’impératoire ostruthium : stomachique et antispasmodique,
  • de pied de chat : cholagogue, favorise l’évacuation de la bile, astringent,
  • d’achillée millefeuille : hypertrophie du foie, insuffisance biliaire,
  • de livèche : diurétique, dépuratif,
  • de myrtille : insuffisance hépatique.

Prostate

Pour réduire l’inflammation et l’hypertrophie de la prostate ainsi que les gênes qui en découlent, la médecine unani recommande de rétablir la température idéale de fonctionnement de l’appareil urinaire et des reins. Le remède doit avoir à cet effet des propriétés anti-inflammatoires doublées de vertus décongestives. Et être doté d’un effet hormonal anti-androgène afin d’inhiber l’enzyme et les hormones responsables de l’hypertrophie et diminuer significativement et progressivement le volume de la prostate. Pour y parvenir, le thérapeute unani préconise une préparation phyto à base :

  • de prunier d’Afrique : améliore l’hypertrophie bénigne de la prostate, stimule la sécrétion prostatique et améliore l’élasticité de la vessie,
  • de figuier de Barbarie : hyperplasie bénigne de la prostate,
  • d’ortie : dépurative,
  • de boldo : diurétique,
  • d’achillée millefeuille : incontinence urinaire,
  • de myrtille : antiseptique urinaire.

Système articulaire

En médecine unani, il faut rétablir la température du système digestif, réduire les inflammations des tissus articulaires et dissoudre et évacuer les cristaux d’acide urique ou de calcaire localisés au niveau des articulations. En effet, une température trop basse dans le bassin, l’estomac et le système digestif va entraîner une importante production de gaz dont une partie se logera sous la peau et dans les cavités et exercer une pression sur les vaisseaux sanguins, empêchant l'irrigation des cartilages et entraînant un assèchement. Fidèle à ces préceptes, le médecin unani réalise, pour réduire les inflammations et les cristallisations, apaiser les douleurs articulaires, améliorer l’irrigation sanguine des tissus articulaires ainsi que la viscosité du liquide synovial, un complexe de plantes composé :

  • de prêle des champs : reminéralisant puissant, anti-inflammatoire,
  • de jasmin étoilé, de mûrier blanc et de rose multiflore : ces trois plantes ont la vertu de calmer les douleurs articulaires et de réduire les inflammations,
  • de liquidambar : anti-rhumatismal, anti-goutteux,
  • d’éleuthérocoque : reconstituant, anti-inflammatoire,
  • de griffe du diable : anti-inflammatoire, anti-rhumatismal.

Un labo suisse introduit la médecine unani en Europe

Il y a dix-huit ans, Hassam Halaby, capitaine d’industrie et financier d’origine libanaise tombe gravement malade. Sa famille restée au Liban le convainc de consulter Fayez Aladdin Al-Kabir, un tradipraticien retiré sur le Mont Liban où il vit en ermite depuis près de cinquante ans et qui a la réputation de réaliser des miracles. Sorti victorieux d’une maladie que la médecine allopathique qualifiait d’incurable, Hassam Halaby décide de tout quitter pour se consacrer à la santé naturelle. Il s’installe en Suisse et se lance, épaulé par une équipe de chercheurs travaillant en étroite collaboration avec Fayez Aladdin Al-Kabir, dans la mise au point et l’élaboration quasi artisanale de complexes phytothérapeutiques.

Aujourd’hui, tous les remèdes de Botavie, de la cueillette à l’obtention du jus final, sont fabriqués sur le Mont Liban selon les principes de la médecine unani. Ces préparations médicinales sont ensuite acheminées dans des fûts scellés jusqu’en Suisse. Les mélanges sont faits sur place en suivant scrupuleusement les indications de dosage du tradipraticien. Conçus pour couvrir un large spectre de la population, ces remèdes sont efficaces à 95 %. Mais, si d’aventure une préparation ne s’avère pas efficace sur un patient, le médecin unani la reformule en modifiant les dosages, voire même la composition initiale en fonction des antécédents du malade et des symptômes qu’il présente. Il peut ainsi incorporer au complexe l’hydrolat de telle plante, retirer le distillat de telle autre… (Source Plantes et santé.fr)

Se soigner par le Yoga

Yoga

En Inde, le yoga est un mode de vie philosophique incluant plusieurs principes : comportement vis-à-vis d'autrui et de soi-même, hygiène de vie, hygiène corporelle, exercices physiques, exercices de respiration, méditation, quête spirituelle... Toutes ces éléments ont pour finalité l'harmonie du corps et du mental de l'homme avec le monde qui l'entoure. En occident, le yoga ne reprend souvent que quelques-unes de ces étapes : les postures (les « asanas » en sanskrit), les exercices de respiration (les « pranayamas ») et la méditation (le « Pratyahara »). Mais ces trois branches suffisent déjà à apporter à tous les pratiquants de nombreux bienfaits.

Mieux respirer

En yoga, la respiration et le souffle (le « prâna » en sanskrit) sont essentiels et coordonnés avec les mouvements. Certains cours incluent même systématiquement des exercices de respiration spécifiques, les « pranayamas » (qu'on peut traduire par contrôle du souffle). Ils permettent d'apprendre à mieux contrôler sa respiration. Mais aussi à purifier et renforcer l'organisme par des « automassages des organes » qui se font par l'inspiration, l'expiration et la rétention de l'air poumons vides ou pleins. De plus, en respirant profondément, le cerveau mais aussi le sang, les tissus, les muscles... sont mieux oxygénés.

S'assouplir

Être souple ne consiste pas seulement à réussir à toucher ses pieds avec ses doigts en fléchissant le buste ! Les postures de yoga visent à assouplir de nombreuses parties du corps qui sont nouées, tendues, bloquées... ou tout simplement qu'on ne fait jamais ou peu bouger dans la vie de tous les jours. L'intérêt est qu'on va travailler la souplesse de la colonne vertébrale mais aussi celle des hanches, des genoux, des chevilles, des poignets, de certains muscles contractés naturellement (psoas, ischio-jambiers...)... C'est l'occasion de (re)découvrir son anatomie !

Fortifier son dos

De nombreuses postures assouplissent et étirent la colonne vertébrale, ce qui permet de « détasser » les vertèbres. En plus, il tonifie et renforce tous les muscles qui soutiennent le dos, dans le respect d'un bon alignement du corps. Excellent pour prévenir les douleurs dorsales des sédentaires ou de certains sportifs. Une pratique régulière permet de dénouer les tensions du haut du dos (cou, nuque, épaules....), de renforcer la zone dorso-lombaire et la sangle abdominale. Tout pour un dos solide !

Renforcer ses articulations

Il mobilise et active toutes les articulations (tendons et ligaments) et les muscles qui les entourent. Le fait de tenir des postures pendant plusieurs minutes détend les muscles et les tendons qui deviennent alors plus souples et plus flexibles. Ainsi, les risques de blessures sont amoindris car les articulations sont renforcées et plus enclin à supporter les chocs et contraintes de la marche, des descentes d'escaliers ou même de la pratique de sports comme la course à pied par exemple.

Améliorer sa posture et son équilibre

Durant la pratique, l'accent est mis sur l'alignement du corps, le renforcement et l'assouplissement du dos. Forcément, on finit par se tenir plus droite naturellement ! De nombreuses postures font également travailler l'équilibre. Du coup on améliore sa sensibilité proprioceptive (qui permet au cerveau d'ajuster naturellement la position et les mouvements du corps dans l'espace) et on effectue des mouvements plus précis tout en minimisant les risques de chutes et de blessures.

Se sentir plus zen

Apprendre à « lâcher prise », à vivre pleinement le moment présent à ramener le mental dans « l'ici et le maintenant », permet de faire le vide dans sa tête et d'évacuer les tracas du quotidien ou les pensées parasites. Et pourquoi pas, de faire ses premiers pas vers la méditation. Dès que la pratique devient régulière, on gère différemment le stress, on apprend à prendre la juste distance face aux autres et aux évènements de la vie.

Tonifier sa silhouette

Le yoga fait travailler la totalité des muscles du corps de façon plus ou moins douce. Les muscles se renforcent, s'allongent, se détendent. Pratiqués régulièrement, certains exercices de respiration (les « pranayamas ») musclent les abdominaux en profondeur. De nombreuses postures permettent de stimuler certaines glandes (comme la thyroïde), de masser les organes digestifs et ainsi de favoriser l'élimination des toxines et l'amincissement. Et globalement, le yoga donne envie de vivre plus sainement, donc de mieux s'alimenter et de plus prendre soin de son corps.

Booster sa concentration

L'alignement du corps, la respiration synchronisée avec les mouvements, les temps de repos entre chaque posture ou à la fin des enchainements, les contractions de certaines parties du corps pendant les postures... sont autant d'éléments qui permettent d'améliorer la capacité à se concentrer. On apprend à canaliser son énergie et à l'utiliser de manière plus positive, plus apaisée.

Développer sa force

Du fait de tenir des postures un certain temps, le yoga accroît l'endurance musculaire et la propension à réaliser des efforts. En décontractant les muscles, en assouplissant et en renforçant les articulations, le corps apprend à mieux récupérer entre chaque effort et se renforce dans sa globalité. (source Top sante.fr)